Précisions sur le cas du Maroc et de l’Algérie et de la parole de cheykh ‘Abde ‘Azîz Ar-Râjihî.

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Précisions sur le cas du Maroc et de l’Algérie et de la parole de cheykh ‘Abde ‘Azîz Ar-Râjihî.
Question posée par téléphone à cheykh ‘Abdel‘Azîz Ar-Râjihî.

بسم الله الرحمن الرحيم
و به نستعين و لا حول و لا قوّة إلا بالله العلي العظيم
 
Question :
 
J’avais interrogé votre éminence dans le passé sur le cas des gouvernements du Maghreb qui n’interdisent pas l’adoration des tombes et la pratique de la sorcellerie, mais qui plutôt construisent des tombeaux, et même lorsque meurt le roi, ils construisent un mausolée sur sa tombe et mettent des gardiens sur cette tombe. Aussi, les gens font des pèlerinages auprès des tombes et cherchent la baraka auprès d’elles… Et le gouvernement n’interdit pas la sorcellerie, et ils n’appliquent pas la charî‘a en général. Je vous avais interrogé à leur sujet et vous m’aviez répondu que s’ils acceptent l’adoration des tombes, ils sont alors polythéistes et apostats.
 
Réponse :
Oui.
 
Question :
Je vous avais demandé si nous devons nous taire sur eux, et vous m’aviez répondu que si j’étais capable de montrer aux gens leur égarement sans qu’il n’en résulte de trouble, alors il n’y avait aucun problème dans ça. Me basant sur cela, j’ai mit sur un site internet des photos montrant ces mausolée et tawâghît qui se font adorer en dehors d’Allah au Maroc et en Algérie, en Tunisie etc… Et j’y ai mit ne commentaire que ces gouverneurs qui acceptent cela sont des apostats. Ensuite, un frère me blâma pour cela et me dit que vos propos devaient être compris de façon générale et que vous ne vouliez pas parler d’un gouverneur précis d’Algérie ou du Maroc. De ce fait, j’ai effacé ces propos jusqu’à ce que je confirme chez vous, ais-je eu tord et dois-je me repentire ?
 
Réponse :
Effectivement, l’excommunication se fait de façon générale, quant à l’individu précis on ne l’excommunie pas tant que la preuve n’a pas été établie, il faut lui expliquer la chose, car il se peut qu’il soit ignorant et ne sache pas. Une foi que la preuve lui est établie et qu’il continue alors on le juge mécréant. Sinon, l’excommunication se fait de façon générale. Il faut impérativement lui établir la preuve. Mais nous disons « quiconque tolère le polythéisme est un mécréant. » Quiconque tolère le polythéisme, la sorcellerie, l’adoration des tombes est un polythéiste, ceci est en générale. Mais pour untel ou untel, on ne le juge pas mécréant tant que la preuve ne lui a pas été établie. Est-ce claire ?
 
Question :
Qu’Allah vous récompense par un bien cheykh. Oui c’est claire. Est-ce que celui qui excommunie un individu précis qui commet une annulation de l’islam sans lui établir la preuve, mais il l’excommunie car il a commit une violation de l’islam, dit-on sur cette personne que c’est un takfîrî ?
 
Réponse :
Nous lui disons en effet qu’on ne l’excommunie pas mais que son acte est de la mécréance, l’acte est de la mécréance. Quant à l’individu qui le commet, il ne devient pas mécréant tant que toutes les conditions ne sont pas réunies et qu’il n’y ait plus de mawâni‘ (les éléments qui empêchent le takfîr) une foi que la preuve lui est établie. Il est peut être ignorant, il n’a peut être pas atteint l’age de raison, il est peut être contraint, etc… Pour l’individus précis, l’acte est considéré mécréance mais la personne ne devient mécréante que si il y a les conditions et qu’il n’y a plus d’empêchement.
 
Question :
Et celui qui l’excommunie sans regarder si les conditions sont réunies ou pas, dit –ton de lui que c’est un takfîrî car il excommunie sans regarder si les conditions sont la ?
 
Réponse :
Il se peut qu’il soit takfîrî tout comme il se peut qu’il soit ignorant, qu’il ne connaissait pas les règles légales.
 
Qu’Allah vous récompense par un bien cheykh.


(source : Cassette de questions réponses de Belgique avec cheykh 'Abdel'Azîz Ar-Râjihî.)
Traduit par Abou Al Hassan 'Abdallah Al Baljîkî

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