La mécréance de celui qui adore une tombe ou invoque un « walî » pour de l’argent sans y croire réellement dans son cœur, et le statut de celui qui ne le considère pas mécréant.

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La mécréance de celui qui adore une tombe ou invoque un « walî » pour de l’argent sans y croire réellement dans son cœur, et le statut de celui qui ne le considère pas mécréant.
Question posée par téléphone au savant érudit ‘Abdel‘Azîz ibn ‘Abdallah Ar-Râjihî.
 
Question :
Il y a eu une discussion, ou un désaccord entre deux frères, et l’un des deux demanda à l’autre « Est ce que celui qui adore une tombe ou invoque un walî[1] dans le but d’obtenir quelque chose de ce bas monde ou pour de l’argent[2] sans aucune croyance corrompue dans le cœur est un mécréant ? » L’autre frère répondit qu’il ne devient pas mécréant, que nous ne pouvons pas rendre une telle personne mécréante. Le premier frère dit alors que cet homme est un Jahmî égaré, est-ce correct ?
 
Réponse :
Oui, c’est correct. Il faut qu’il le rende mécréant, il est polythéiste même si c’est pour obtenir quelque chose de ce bas monde. Celui qui ne le rend pas mécréant est un égaré.
 
Question :
Oui mais il a appliqué cela sur le frère précisément, il lui a dit « tu es un jahmî, égaré et hérétique[3]» Fallait-il faire cela ?
 
Réponse :
Oui, s’il ne le rend pas mécréant c’est un hérétique.[4] Il faut le rendre mécréant car il a fait du polythéisme. Même si c’était pour obtenir quelque chose de ce bas monde.
 
Question :
Et les mourji’a al fouqahâ, que disent-ils sur celui qui se prosterne pour autre qu’Allah pour de l’argent ? Le rendent-ils mécréant ou pas ? Car il est connu chez moi que la divergence entre les mourji’at et…
 
Le cheykh interrompt :
Les mourji’a al fouqahâ le rendent mécréant, ceux qui ne le rendent pas mécréant sont les mourji’a pures. Les mourji’a al fouqahâ sont un groupe de Ahl Sounnah, ils le rendent mécréant.
 
Le questionneur : Qu’Allah vous récompense par un bien !
 
Le cheykh : Qu’Allah vous fasse vivre !
 
Source : Cassette de questions réponses de Belgique posées au cheykh ‘Abdel‘Azîz Ar-Râjihî.
 
Traduit par Abou Al Hassan ‘Abdallah Al Baljîkî.


[1] N.T. Terme désignant un saint, bien qu’aujourd’hui les adorateurs de tombes donnent le nom de walî a des pervers voir des mécréants, comme le dit cheykh Al Islâm Mouhammad ibn ‘Abdelwahhâb dans son ouvrage Kachf choubouhât.
 
[2] N.T. Dans la question il est dit « min ajli dounyâ aw mina ajli al mâl » qui signifie : Pour quelque chose de ce bas monde ou pour de l’argent, donc cela ne ce limite pas uniquement à celui qui fait cela pour de l’argent, mais pour quoi que ce soit de ce bas monde, comme une femme, une maison, une voiture, un travail ou quoi que ce soit...
 
[3] N.T. Le terme est « moubtadi‘ »
 
[4] N.T. Le terme est « moubtadi‘ »

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